LE 6e CONTINENT

celui de l’Infobésité.

Monkeys’ World ou Les Grotesques dès 2004

La pensée visuelle du plasticien Francis Willm repose sur l’idée que notre monde est celui du grand singe, l’Humanité actuelle, un peu fou, un peu perdu et contradictoire dans sa marche vers un monde meilleur...

De par la mondialisation, le «grand singe» est 24/24h sous dialyse permanente de la surinformation publicitaire, marketing et des actualités géopolitiques diffusées en modex non-stop à l’heure d’internet, des médias, des réseaux sociaux et des voyages accessibles
à tous.

Ainsi, son travail Monkeys’ World est traité dans l’esprit des grotesques, qui selon Vasary, 1er historien de l’art au 15e siècle, les définit comme un genre de peinture libre et cocasses, inventé dans l’Antiquité pour orner des surfaces murales. Il a pour principaux motifs des rinceaux végétaux, des candélabres, des figures humaines, mythologiques, animales ou hybrides - insolites ou fantastiques disposés sans aucune logique apparente, narrative ou spatiale.

L’artiste cherche à communiquer, à élucider, à éclairer, à détourner, à faire réfléchir et dérouter par la densité et la perplexité de ses dessins, qui sont autant de clins d’oeil à l’Art antique, à la miniature persane, à la Nouvelle Figuration libre, au Street Art, à la publicité
ou à la signalétique.

Une stratégie vis-à-vis du regardeur comme “trompe l’oeil culturel” avec ses scopitones révélant un pot-pourri des préoccupations, des thèmes et des idées de l’artiste en quête du 8ème Continent.