MONKEY'S WORLD

Strasbourg-France, depuis 2004

Peinture

Les Grotesques.
La pensée visuelle de l'artiste Francis Willm repose sur l’idée que notre monde est celui du grand singe, l’Humanité actuelle, un peu fou, un peu perdu et contradictoire dans sa marche vers un monde meilleur...

De par le monde, le "grand singe" cherche à communiquer, à élucider, à éclairer, à détourner, à faire réfléchir et dérouter par la densité et la perplexité de ses dessins, qui sont autant de clins d’oeil à l’Art antique, à la miniature persane, à la Nouvelle Figuration Libre, au Street Art, à la publicité ou à la signalétique...
Une stratégie vis-à-vis du regardeur comme “trompe l’oeil culturel” avec ses scopitones révélant un pot-pourri des préoccupations, des thèmes et des idées de l’artiste.

D’ailleurs, une première approche fut de traiter le thème de l’économie en 2006 cf les titres des tableaux : “Internationalisation” ; “Délocalisation” ; “Externalisation”... Peinture annonçant la crise mondiale de la finance à venir de 2008...

Mais attention, des graines roses germes par ci et par là sur la toile... annonçant de nouvelles ères.

Vasari définit les grotesques comme un genre de peintures libres et cocasses, inventé dans l'Antiquité pour orner des surfaces murales. Il a pour principaux motifs des rinceaux végétaux, des candélabres, des figures humaines, mythologiques, animales ou hybrides - insolites ou fantastiques - disposés sans aucune logique apparente, narrative ou spatiale.
Le Moyen Age a privilégié les hybrides monstrueux et les drôleries alors que le Quattrocento a cherché à se réaproprier les formes ornementales de l'Antiquité, notamment celles mises au jour par la découverte de la villa de Néron, la Domus Aurea, en 1480. Les grotesques connurent alors un extraordinaire succès, consacré par leur emploi dans les Loges du Vatican, décorées vers 1518 par Raphaël et son atelier. Ils devinrent alors une composante essentielle de la décoration des monuments profanes et religieux, envahissant même la céramique, la tapisserie et le mobilier, et de nombreux peintres se spécialisèrent dans ce genre.
On peut parler de XVIe siècle triomphant. Au début du XVIIIe siècle, la découverte d'Herculanum et de Pompéi allait lui donner une nouvelle jeunesse, s'étendant aux décors d'intérieur, à l'habillement...
Et, au XIXe siècle, alors même que le néoclassicisme épurait le style, les grotesques continuèrent d'apparaître dans les arts appliqués, marqueterie, céramique, tissu et mobilier.

La réactualisation contemporaine des grotesques se représentent dans Monkey’s World.